À propos

Docteure en Histoire de l’Art (Dijon), en codirection Histoire (Nanterre), j’ai travaillé au sein de plusieurs institutions parisiennes pour compléter mon cursus jusqu’à ce que je découvre le parcours de Berthe Weill, une marchande d’art pionnière dont l’oubli me semblait injuste. J’ai alors fondé les Archives Berthe Weill pour reconstituer la programmation de la Galerie B.Weill, en retrouvant un à un ses catalogues d’exposition, la correspondance, la presse artistique et les photographies d’époque. J’ai publié sa première biographie, aux éditions l’Écarlate en décembre 2011. Le 8 mars 2013, en partenariat avec la Mairie de Paris, j’ai fait poser une plaque commémorative à la première adresse de la galerie au 25, rue Victor Massé, dans le bas-Montmartre. Le 18 mars 2019 a été inauguré le jardin Berthe Weill, en plein quartier du Marais, jouxtant le Musée National Picasso, parachevant ainsi sa réhabilitation symbolique.

À partir de ce fonds inédit, je collabore régulièrement avec des musées et des salles de vente pour rédiger des catalogues, et auprès de revues scientifiques pour des articles académiques.

Je suis  en charge du commissariat de l’exposition en préparation à New York et au  Musée des Beaux-Arts de Montréal qui présentera les découvertes de Berthe Weill, de Picasso, aux Fauves, aux Cubistes, Modigliani jusqu’à l’avant-garde abstraite. Un documentaire est en préparation sur le sujet, mettant en valeur toutes les recherches réalisées et l’extraordinaire parcours de cette pionnière ayant trouvé son émancipation par le biais de l’art.

Mon prochain ouvrage paraîtra en avril 2020, et est consacré à l’hôtel  Art Déco le Splendid, à Dax. L’ouvrage sera un beau livre richement illustré par de nombreuses archives et par les clichés du photographe Pierre Dupin qui a pu suivre le chantier de rénovation de ce monument de l’art de vivre à la française qui souffre d’un manque de notoriété au-delà des frontières de son territoire.

Durant l’année 2019, j’ai bénéficié du soutien d’une bourse de recherche accordée par la Fondation Jacob-Buchman pour travailler sur les pionnières du marché de l’art dont j’ai pu constater le manque de visibilité. Devant cette aporie, la docteure Denise Vernerey (chercheuse associée à l’EHESS), la docteure Cloé Pitiot (conservatrice au Musée des Arts Décoratifs à Paris) et moi-même avons souhaité mobiliser la communauté scientifique et valoriser les travaux en cours sur les marchandes emblématiques méconnues. Grâce au soutien du groupe AXA Art-XL, nous avons organisé le premier colloque spécifiquement dédié aux femmes marchandes dont le premier volet s’est tenu les 13, 14 et 15 novembre 2019 au Musée des Arts Décoratifs à Paris. La deuxième étape de ce programme aura lieu les 13, 14, et 15 mai 2020.

Depuis 2018, grâce au soutien de la Fondation du Judaïsme Français, j’ai pu mettre en place le Prix Berthe Weill dont la galeriste avait exprimé le souhait dans ses dispositions testamentaires. Le Prix Berthe Weill pour la recherche soutiendra chaque année un chercheur dont le travail porte sur les problématiques chères à la galeriste : l’étude de l’un de ses artistes, un de ses collectionneurs, ses préfaciers, ses publications, ou encore sur l’émancipation des femmes par l’art. Cette réalisation est une consécration symbolique importante pour le patrimoine mémoriel de la marchande d’art.

En 2018, j’avais eu le privilège de collaborer avec la réalisatrice Gabrielle Lissot, auprès du producteur Igal Kohen, pour l’écriture du scénario d’un nouveau format de documentaire lancé par Arte sur des œuvres d’art, diffusé depuis le 10 décembre 2018 sur l’application de réalité virtuelle de la chaine. Notre proposition incarnait l’œuvre « Un bar aux Folies Bergère » d’Edouard Manet, dans différents changements points de vue, afin de découvrir l’œuvre sous tous ses mystères.

Cette même année, j’ai rejoint le projet Art faber, au Lab Industries et Cultures de l’école de Management de l’Université Paris II-Assas, mené par le Professeur Jérôme Duval-Hamel. Nous montons des initiatives et publions des ouvrages fondateurs sur la théorisation de la rencontre entre l’Art et le domaine du faber (mouvement artistique qui regroupe l’ensemble des expressions esthétiques – beaux-arts, photographie, littérature, poésie, cinéma, musique, – du monde productif dans ses dimensions artisanales, industrielles, commerciales et plus globalement économiques. Elles s’articulent autour de 5 thématiques majeures : • les paysages • les infrastructures • les processus de production et de commercialisation • les agents économiques • les produits). Direction d’ouvrages, rédaction de contenus et multiples projets vont émailler ce nouveau territoire en pleine exploration.

A l’occasion du centenaire de l’ouverture du Bauhaus, le Pr Duval-Hamel et moi-même avons co-dirigé l’ouvrage hommage de la France pour les commémorations officielles. Cette école du Bauhaus révolutionna le design, l’architecture, les arts plastiques et la typographie, la France a souhaité solliciter certains de ses experts dans un livre proposant une lecture renouvelée de cet héritage diffusé à travers le monde dès la fermeture de l’école par les nazis en 1933.

Par ailleurs, j’enseigne depuis plusieurs années l’histoire de l’art et l’architecture contemporaine à l’Institut catholique de Paris, et ai récemment renforcé les rangs des enseignants de l’Université Paris 2-Panthéon Assas. Précédemment, j’avais donné des cours magistraux au pôle Léonard de Vinci, ainsi qu’à l’Université Paris 8.

J’ai le privilège d’avoir contribué au conseil scientifique de plusieurs expositions ambitieuses, dont « Créatrices, l’émancipation par l’art » qui s’est tenue à l’été 2019 au musée de Rennes, ainsi que l’exposition en préparation sur Valadon et les artistes femmes de la modernité au Musée de Brou à Bourg-en-Bresse.

Je participe par ailleurs à plusieurs comités d’artistes de l’Ecole de Paris.

Enfin, j’ai eu le plaisir de collaborer récemment avec Yves Bauchy, le descendant du collectionneur Auguste Bauchy, pour la rédaction d’une première biographie sur son aïeul. La découverte d’archives inédites permet de mieux connaître les tableaux qui lui appartenaient, dont d’exceptionnelles œuvres de Paul Gauguin et de Van Gogh. Propriétaire du Café des Variétés où il recevait les artistes en leur épargnant de payer leur note, Auguste Bauchy apparaît comme un mécène, et un amateur qui savait identifier le talent avant que les artistes ne soient reconnus par le marché. Il rassembla ainsi une collection fabuleuse d’un éclectisme étonnant, s’étendant du XIXe jusqu’à la modernité. Le musée Van Gogh d’Amsterdam a proposé de rédiger la préface de cet ouvrage très important pour la connaissance de l’artiste, dont la publication adviendra prochainement.